17 décembre 2021 ~ 0 Commentaire

Etrange printemps aux Glénan, Jean-Luc Bannalec, Les presses de la cité – Une ambiance à la Maigret…

BannalecMon appréciation : ♥♥♥ / 5

Ma chronique sur Babelio : Après un coup de vent, trois cadavres masculins sont trouvés sur une plage de l’archipel des Glénan. Le commissaire Dupin, de la police de Concarneau, et ses hommes sont chargés de les identifier et de valider la thèse de l’accident de mer.

Deux des morts sont rapidement identifiés : Lucas Lefort, un des propriétaires de l’école de voile, et Yannig Konan, un entrepreneur local, deux marins chevronnés. Mais l’on découvre bientôt que les deux hommes ont été drogués…

Il y a du Maigret chez ce commissaire Dupin : adepte de la lenteur, engoncé dans ses habitudes, intériorisant sa réflexion au gré de marches solitaires, interrogeant les témoins et éventuels suspects avec bonhommie, s’approchant de la solution de l’énigme par petites touches, etc. Le rôle de Madame Maigret, catalyseur des réflexions du célèbre commissaire, est ici tenu par Nolwenn, l’assistante de Dupin, qui le protège des interventions du préfet tout en apportant ses connaissances du terrain et en participant aux recherches.

Hélas, n’est pas Simenon qui veut ! Si l’histoire, ancrée dans le terroir du petit archipel breton est bien construite, et apporte beaucoup d’informations sur la vie de ce microcosme maritime, il y a trop de longueurs qui finissent pas lasser… Lenteurs de l’action et longueurs de l’écriture ne font généralement pas bon ménage, et on le vérifie ici.

Dommage car Jean-Luc Bannalec sait restituer une ambiance, ce qui réussit à maintenir l’attention jusqu’à la fin.

 

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