21 novembre 2021 ~ 0 Commentaire

Glen Affric, Karine Giebel, Plon – Un très bon roman noir

GiebelMon appréciation : ♥♥♥♥ / 5

Ma chronique sur Babelio : Léonard n’est pas tout à fait comme les autres. Doté d’un physique impressionnant, il n’a pas eu la vivacité intellectuelle, ou trouvé les mots, pour s’opposer aux quolibets des autres enfants. Il est devenu leur souffre douleur dans la cour du collège et la victime du racket d’une petite bande. Un jour où les racketteurs sont allés trop loin en s’en prenant à son chat, Léonard s’énerve et les corrige avec une batte de base-ball. Cela lui vaut une mise en détention préventive.

Le jour où Léonard est incarcéré, son frère, Jorge, bénéficie d’une libération anticipée, après avoir purgé 16 des 22 ans d’une condamnation à la détention pour un double meurtre qu’il a toujours nié. Un frère que Mona, la mère, a toujours présenté comme vivant en Ecosse, à Glen Affric, où Léonard rêve de le rejoindre

Giebel

Glen Affric est le troisième roman de Karine Giebel que je lis, après Satan était un ange et Toutes blessent la dernière tue. Il y a incontestablement un lien entre ces trois histoires, celles de perdants, de paumés, écrasés par un système, qui luttent pour s’en sortir, qui y parviennent parfois, mais en laissant au bord de la route beaucoup d’illusions et/ou de cadavres.

Les personnages sont ce qu’ils sont, condensés de leurs destinées plus que caricatures, dirigés et broyés par une vie qu’ils ne maîtrisent pas.

L’intrigue est bien conduite, avec des rebondissements auxquels on devrait s’attendre mais qu’on préfère occulter, essayer d’éviter. Certains reprocheront certainement quelques longueurs, qui personnellement ne m’ont pas gêné.

L’écriture est fluide, dynamique, sans jamais tomber dans la facilité. Le livre se lit agréablement, et la lecture peut même parfois devenir addictive.

Mon principal reproche portera sur une trop grande similitude entre les schémas d’intrigue de Toutes blessent la dernière tue et Glen Affric : le parcours d’individus broyés par le système, dont les étapes sont assez prévisibles tout comme l’issue, sauf si une grosse part de chance décide de s’en mêler. En lisant Glen Affric, j’ai parfois eu un sentiment de déjà lu…

Ce livre reste cependant un très bon roman noir. Merci à Babelio et aux éditions Plon de m’avoir permis de le découvrir.

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