25 mars 2021 ~ 0 Commentaire

Et toujours les forêts, Sandrine Colette, JC Lattès/le Livre de Poche – Une dystopie noircie par la cendre et la suie

ColletteMon appréciation : ♥♥♥♥ / 5

Ma chronique sur Babelio : Corentin, né de père incertain, est ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil par sa mère. Jusqu’à ce qu’elle décide de le confier à la vieille Augustine, peut-être l’arrière-grand-mère, au hameau les Forêts. Corentin y vivra des jours heureux, jusqu’à son départ pour faire des études dans la grande ville.

La catastrophe survient au cours d’une soirée estudiantine dans les catacombes. La surface de la terre est détruite, brûlée ; Corentin et quelques amis survivent, protégés par les profondeurs de la terre. Lorsqu’ils remontent à la surface, chacun part de son côté, à la recherche d’éventuels proches survivants. Corentin prend la direction des Forêts pour retrouver la protection d’Augustine. Il y parviendra après un long périple. L’aïeule y a survécu, en compagnie de Mathilde, l’amour d’enfance du jeune homme.

Collette

Un roman qui commence un peu comme Sans famille, d’Hector Malot, et qui se poursuit dans un mélange de La route de Cormac McCarthy et de Mavil de Robert Merle. Sandrine Collette y décrit un monde post-apocalypse, où de rares survivants, humains, animaux et végétaux, tentent de retrouver une place.

Comme ses illustres prédécesseurs, Merle, McCarthy et bien d’autres, l’auteure reconstruit une humanité où la nécessité de survivre fait croître une violence que le civilisation avait domptée, ou cachée. Corentin, le personnage central, a cru pouvoir reconstruire son monde à lui, dans le hameau des Forêts où il a construit un grand pan de sa personnalité, à l’écart des autres. Pour cela, il n’échappera pas à ses instincts de violence, notamment vis à vis de Mathilde… C’est donc une vision très pessimiste de l’humanité, même s’il reste une lueur d’espoir, que nous livre Sandrine Collette.

Evidemment, le scénario de la catastrophe, ses conséquences et la construction du monde d’après sont des plus improbables. Même si je n’y ai pas totalement retrouvé le souffle des deux ouvrages précédemment cités, je me suis laissé séduire et conduire par l’écriture de l’auteure.

Une dystopie noircie par la cendre et la suie, où la tendresse tente de surnager…

 

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