25 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

La vengeance des mères, Jim Fergus, Le Cherche Midi/Pocket – Excellente suite de Mille femmes blanches

FergusMon appréciation : ♥♥♥♥♥ / 5

Ma Chronique sur Babelio : La Vengeance des mères est la suite de Mille femmes blanches.

Rompant la parole donnée, l’armé américaine a massacré la tribu cheyenne de Little Wolf, et avec elle une bonne partie des premières femmes blanches que le chef indien avait échangées contre des chevaux. Quelques unes ont survécu, comme les jumelles Margaret et Susan Kelly, qui sont bien décidées venger la mort de leurs proches et de leurs enfants. Elles sont bientôt rejointes par une petite troupe de jeunes femmes également envoyées vers l’ouest dans le cadre du plan d’échange juste avant que les hostilités reprennent. Parmi elles, Molly McGill, une forte tête…

Comme pour Mille femmes blanches, le texte de La Vengeance des mères est supposé être la transcription de carnets de notes de jeunes femmes participant à l’opération d’échange. Ici ce sont des cahiers à 4 mains, celles de Margaret Kelly, qui tient le crayon pour elle-même et sa jumelle Susan, et celles de Molly McGill.

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Cet artifice place le lecteur au cœur de l’action, lui faisant partager au quotidien la vie des « femmes blanches » (dont une afro-américaine) insérées ou s’insérant dans la tribu, et donc indirectement celle des indiens, en bénéficiant de deux points de vue.

Au delà de la dimension épique du récit, Jim Fergus nous fait profiter de ses grandes connaissances du pays, des régions où se déroule l’action et des modes de vie des indiens au 19ème siècle. Il nous montre la porosité qui existaient entre les populations, certains blancs ou métis pouvant très bien vivre au milieu des indiens, tandis que des tribus indiennes pouvaient s’allier aux blancs contre d’autres tribus ennemies.

On peut certes reprocher à l’auteur un parti pris : dans son récit, il y a les agresseurs (les colons, soutenus par l’armée, qui cherchent à s’approprier toutes les richesses) et les agressés (les indiens, qui ne demandaient qu’à continuer à vivre comme avant). Dans Mille femmes blanches, cela était contrebalancé par la description des atrocités que les uns et les autres étaient capables de commettre. C’est un peu moins le cas dans ce second opus, où l’impression qui domine est celle de la fuite des indiens devant un envahisseur toujours plus présent et déterminé.

Construit sur le même schéma que le précédent, ce roman surprend moins. Mais la qualité de l’écriture en fait cependant un excellent livre.

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