30 octobre 2020 ~ 1 Commentaire

L’inconnu de la forêt, Harlan Coben, Belfond – Une intrigue abracadabrantesque mais une lecture assez addictive…

CobenMon appréciation :  / 5

Ma chronique sur Babelio :

Mon cher ami Pascal,

Babelio et les éditions Belfond me mettent au défi d’écrire une chronique en forme de lettre pour te donner envie de lire le dernier opus de l’auteur américain à succès Harlan Coben. Exercice compliqué, car « L’inconnu de la forêt » n’est pas, et de loin, le meilleur de ses romans, de mon point de vue du moins. Je m’y essaie quand même…

Même si son nom ne t’est probablement pas inconnu, je ne pense pas que tu ais lu un seul des ouvrages d’Harlan Coben. Sache qu’il en écrit de deux types.

Les premiers, romans policiers de structure assez classique, font intervenir des héros récurrents, dont un certain Myron Bolitar, agent sportif, ancien champion de basket et ex agent du FBI, qui se trouve confronté aux situations les plus improbables mais réussit toujours à résoudre les énigmes, avec l’aide de quelques amis par toujours très fréquentables. Oublie, ce n’est pas pour toi !

Les seconds sont des thrillers aux intrigues beaucoup mieux construites – c’est mon avis – où généralement les personnages ne sont pas ce qu’on croit, et souvent pas ce qu’ils pensent être, ou avoir vécu, eux-mêmes… Beaucoup plus intéressants ! Parmi ceux-là, j’ai beaucoup aimé « Ne le dit à personne », que tu as peut-être vu au cinéma (mise en scène de Guillaume Canet avec François Cluzet dans le rôle principal), « Une chance de trop » ou « Juste un regard ».

Coben« L’inconnu de la forêt » appartient à cette seconde catégorie. Je t’en fais un résumé rapide, sans trop en dire… pour que tu gardes l’envie de lire le livre !

Wilde a été capturé en forêt à l’âge de 5 ou 6 ans. Personne ne sait d’où il vient, ni comment, ni combien de temps il a survécu seul dans les collines boisées du New Jersey, pas très loin de New York. Devenu adulte, après une carrière dans les services secrets de l’armée puis de détective privé, il est confronté à la disparition d’une adolescente, une fille un peu paumée, harcelée au collège. Une disparition qui ne laisse pas indifférent Matthew, le fils du meilleur ami de Wilde décédé quelques années plus tôt.

Quelques épisodes plus loin, la jeune-fille réapparaît, puis re-disparaît, en compagnie, pense t’on, d’un autre adolescent, son principal harceleur, fils d’un réalisateur de télé qui détient peut-être des vidéo compromettantes pour un candidat sulfureux à la présidence américaine…

Je m’arrête là.

Reconnaissons à ce livre deux mérites.

Le premier : il est bien écrit, comme toujours chez Harlan Coben. Il y a du rythme et de l’action, beaucoup de rebondissements et d’interrogations pour maintenir le lecteur sur le qui-vive, des phrases et des chapitres courts et nerveux, un narrateur qui se place derrière les épaules des principaux protagonistes pour multiplier les points de vue. Bref, c’est de la belle ouvrage. D’ailleurs, pour une fois, j’ai lu le bouquin d’une traite, oubliant les autres en cours de lecture. Excellent pour un week-end pluvieux (c’était le cas pour moi) ou un de ces longs voyages en avion ou en train qui font ton quotidien.

Le second, et c’est sans doute un objectif de l’auteur au-delà du divertissement : il nous en apprend beaucoup sur la façon dont un candidat à la présidence des USA maîtrisant bien les coulisses de la télé – on peut faire dire aux images ce qu’on a envie qu’elles disent -, les nouvelles technologies et les réseaux sociaux, peut essayer de transformer toutes ses turpitudes en odieuses accusations de ses opposants. Y aurait-il du Trump dans l’air ?

Pour le reste, on peine à croire à l’histoire qui nous est racontée.

Pour commencer, le personnage principal, Wilde, enfant sauvage – rappelle-toi, le film de Truffaut – devenu une sorte de Rambo qui aurait été formé aux nouvelles technologies par James Bond ; ça fait beaucoup !

Ensuite, Hester, vedette féminine du roman, grand-mère de Matthew, avocate pénaliste et animatrice télé ; une sorte d’Emma Peel – tu te souviens de la série « Chapeau melon et bottes de cuir » ? – qui se serait assagie, un tout petit peu, en vieillissant…

Enfin, l’intrigue elle-même, qui va du fait divers le plus banal – une adolescente mal dans sa peau qui fugue -, au crime le plus sordide – l’enlèvement et la mutilation d’un enfant pour faire pression sur la famille -, en passant par les tweets d’un émule de Donald Trump et les révélations sulfureuses sur un potentiel candidat aux élections. Harlan Coben n’a pas ménagé ses efforts !

Mais le pire, c’est que ça marche ! Tu lis les premières pages, et tu as tout de suite envie de connaître la suite, jusqu’à tourner la dernière page quelques heures plus tard… Le génie des grands auteurs de thrillers ! Dont Harlan Coben fait incontestablement partie – sinon il n’aurait pas connu le succès qui est le sien, non ?

Bon voilà Pascal. Je sens que tu brûles maintenant d’envie d’aller acheter le bouquin chez ton(ta) libraire préféré(e). Attends un peu ! Grâce à ma lettre, il va bientôt arriver directement dans ta boite à lettres. Préviens-moi quand tu l’auras reçu.

Caro se joint à moi pour vous faire la bise, à Brigitte, à toi et aux enfants.

Michel

Une réponse à “L’inconnu de la forêt, Harlan Coben, Belfond – Une intrigue abracadabrantesque mais une lecture assez addictive…”

  1. Merci beaucoup!
    comme le corbeau alléché, je laisse tomber ma proie actuelle (mes rapports et un …Olivier Norek Surface) et je me planque pour surveillance de la boite à lettre.
    bises à vous


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