15 septembre 2020 ~ 0 Commentaire

Humanité et Biodiversité – Pourquoi lire « Le pire n’est pas certain » ?

1re_de_couv_site-large

Catherine Larrère est philosophe, et Raphaël Larrère agronome et sociologue. Tous deux spécialistes des questions d’environnement et d’éthique, ils viennent de publier Le Pire n’est pas certain, essai sur l’aveuglement catastrophiste (édition Premier Parallèle, Paris 2020, 18€).

Pourquoi lire ce livre?

  • d’abord, parce qu’en effet, « le pire n’est pas certain », comme on le comprend mieux en lisant : les auteurs, connus pour leur engagement dans la réflexion et les actions environnementales depuis des décennies, ne sont pas du genre à cacher les problèmes ou à tomber dans l’optimisme béat. Mais ils expliquent, en se fondant sur une lecture écologique et une réflexion rigoureuse sur notre histoire récente, que les conséquences en effet redoutables du changement climatique, de l’érosion de la biodiversité, des pollutions diverses, ne prennent pas la forme d’une apocalypse à date programmable (2030, pour certains…) : elles correspondent à des situations, des histoires, des visions prospectives très variables et différentes, qu’il faut regarder avec lucidité pour y faire face ;
  • ensuite, parce qu’on sort de cette lecture en se disant que le pire, comme le meilleur, dépend de l’action politique de l’humanité, au sens le plus noble du mot politique : la manière de se préoccuper de la vie de la société. Les auteurs reprochent avec vigueur à certains « collapsologues » leur regard dénué de toute réflexion collective sur ce qu’il faudrait faire, ou ce qu’on pourrait faire, pour éviter les catastrophes prévisibles : le meilleur moyen de rendre le pire certain est de ne rien faire pour l’empêcher, et de se contenter de préparer la niche individuelle assurant sa propre survie dans le monde d’après, comme dans un mauvais film de science fiction.

C’est donc un appel à l’action que nous lancent Catherine et Raphaël Larrère, habitués à nous éclairer et à stimuler nos réflexions.

Ajoutons que cet ouvrage, petit par le volume mais pas par les sujets abordés, est très facile à lire : pas de jargon philosophique ou sociologique qui le réserverait à des intellectuels de salon.

Si vous voulez mieux comprendre notre monde, et ce qu’on peut ou doit faire pour le rendre meilleur, lisez ce livre…

 

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus