10 septembre 2020 ~ 0 Commentaire

Guérilla Social Club, Marc Fernandez, Préludes – Un bon roman noir de politique fiction

FernandezMon appréciation : ♥♥♥ / 5

Ma chronique sur Babelio : Diégo, journaliste d’investigation à la radio, Ana, détective privée et ancienne opposante à la dictature argentine, et David, juge d’instruction devenu avocat, ont l’habitude de se retrouver à Madrid au Casa Pepe, le bar de leur ami Carlos, un réfugié chilien ancien combattant contre les dictatures sud-américaines.

A Paris, à Madrid, à Buenos-Aires ou à Santiago du Chili, les ex compagnons de lutte de Carlos disparaissent puis sont retrouvés torturés et assassinés. Carlos lui-même est menacé. Ses amis décident de mener l’enquête, avec l’aide de leurs informateurs dans les polices espagnoles et d’Isabel et Léa en Argentine. Tout semble indiquer que des nostalgiques des dictatures cherchent à se venger…

Marc Fernandez livre un roman noir de politique-fiction où la solution de l’énigme apparaît progressivement, et dont le grand mérite est de nous replonger dans les dictatures sud-américaines des années 1970-1980 et leurs exactions.

L’histoire est bien construite, peut-être pas si improbable que ça, à l’heure du populisme renaissant, mais les personnages sont un peu trop caricaturaux, trop entièrement bons ou méchants… L’écriture est alerte et la lecture fluide. Ce livre a donc beaucoup de qualités.

Pourtant, je tourne la dernière page avec un sentiment d’insatisfaction, avec l’impression qu’on m’a conté une bonne histoire, quelque peu sordide, dans laquelle je ne suis pas réellement entré, que je n’ai pas vécue. Cela vient sans doute du vocabulaire et du style, un peu trop directs, un peu trop froids et techniques… Je ne suis pas parvenu à m’identifier à l’humanité des personnages principaux. Dommage, le sujet s’y prêtait bien !

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