03 août 2020 ~ 0 Commentaire

Un été ardent, Andréa Camilleri, Fleuve Noir – Un très bon polar, à la traduction déroutante…

camilleriMon appréciation : ♥♥♥♥ / 5

Ma chronique sur Babelio : Quand le commissaire Montalbano loue une villa pour un couple d’amis de sa fiancée, il pense avoir réglé un problème, celui du report de ses congés. Mais à peine les amis arrivés, la villa est successivement envahie par les cafards, les souris et les araignées…

Puis c’est Bruno, le très jeune fils du couple, qui disparaît. On le retrouvera quelques heures plus tard dans un sous-sol caché, en compagnie du cadavre d’une jeune fille enfermé dans une malle depuis la fin de la construction de la maison…

Démarre alors une enquête qui nous fera visiter les profondeurs, et les bas fonds, de la Sicile.

camilleri

Andréa Camilleri nous propose une énigme finalement pas si compliquée, mais qui offre le prétexte à se plonger dans quelques unes des caractéristiques -  qualités ou défauts ? – de la grande île italienne : les paysages et les plages y sont idylliques ; la chaleur y est écrasante ; la corruption y est omniprésente !

Evidemment, l’intrigue est basée sur ce dernier aspect : qu’il s’agisse de remporter des marchés, de cacher, puis régulariser, des constructions illégales, de déguiser un homicide par défaut de protection (de l’employeur) en mort par imprudence (de l’employé), ou de masquer de coupables penchants sexuels, tout semble pouvoir s’acheter !

L’auteur explore les dérives de la société sicilienne, sous un soleil de plomb qui semble les alourdir encore, dans un décor qui en tout autre lieu inviterait à la rêverie (symbolisée ici par les séances de natation en mer du commissaire ?)

Un très bon polar donc, qui par beaucoup d’aspects se rapproche des polars ethnologiques façon Tony Hillerman. Là où le bat blesse, c’est quand le traducteur choisit de franciser le dialecte sicilien utilisé par Camilleri, alors que Hillerman et ses traducteurs ont choisi de conserver les termes navajos. C’est un parti pris assumé (Cf. l’avertissement au début du livre), mais qui m’a gêné, pas tant par les entorses à la grammaire et à l’orthographe françaises que par le fait que cela pourrait laisser penser que de nombreux siciliens, dont certains des collaborateurs du commissaire, sont de vrais demeurés…

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