06 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

Humanité et Biodiversité – Balayer les octets

Publié sur le site Humanité & Biodiversité dans Climat, biodiversité, énergie le 04.07.20
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C’était autrefois une plaisanterie : je balaie les octets pour supprimer les fichiers. La réalité virtuelle aussi,… un truc de cinéaste ! Mais le quotidien nous a rattrapés, nous sommes coincés entre avatars, vidéo-conférence et réseaux sociaux.

Nous entretenons des relations avec des personnes situées à des distances dont nous n’avons aucune idée, et dont nous connaissons à peine plus que leurs avatars. Nous gérons à distance des dossiers eux même placés dans des nuages virtuels de données dont on n’arrive plus à savoir quel en est le support matériel et qui y a accès.

Une question se pose, brutalement : quel est le coût de toutes ces structures virtuelles que l’on pensait gratuites, comme tombées du ciel ? Et plus précisément, quel en est le coût écologique ?

Je voudrais dire deux choses sur ce sujet :

Tout d’abord, il y a un incroyable gaspillage d’octets. Il n’y a aucun questionnement sur ce sujet. Hors, comptant sur une puissance allant croissante de manière quasi exponentielle quant aux possibilités de stockage et à la vitesse de transmission des données, les informaticiens ne se sont donnés aucune limite en ce sens. La bonne économie « ménagère » n’existe pas en informatique, des pans entiers de programmes sont recopiés pour des petites routines et envoyés faire le tour du globe.

Ces milliards d’octets se promènent dans notre réseau, comme des intrus indésirables et gênent la globalité de nos échanges.

C’est une nouvelle notion ? Une nouvelle approche de la programmation, « économique et écologique » pour l’avenir à mettre en place ?

Les échanges Internet ont fini par induire plusieurs formes de pollution : stockage des données, échanges… Mais prenons un exemple simple : autrefois, pour régler un problème administratif, que faisions-nous ? Téléphone, courrier, puis souvent un, deux, parfois plus rendez-vous à la ville la plus proche. Pour travailler en groupe, pas d’autre possibilité que le déplacement physique.

Peux-t-on, avant d’accuser la pollution informatique et internet, comparer la pollution induite par tous les actes que nous aurions du accomplir avec les moyens traditionnels pour arriver au même résultat ?

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