26 juin 2020 ~ 0 Commentaire

La Mère Lapipe dans son Bistrot, Pierrick Bourgault, ateliers henry dougier – Retour au Bistrot du Coin…

bourgaultMa note : ♥♥♥ / 5

Ma chronique sur Babelio : Après avoir démissionné de la fonction publique et déchargé pendant des années des cageots de fruits et légumes, Jeanine a acquis en 1985 le Café du Coin, un bistrot d’un quartier ouvrier du Mans. Elle doit son surnom, la Mère Lapipe, à l’instrument qu’elle serre entre ses dents et dans lequel brûle du tabac.

À presque 78 ans, elle ouvre encore tous les jours, ou presque, pour accueillir les habitués, et parfois les petits nouveaux. Chez elle on vient boire un verre avec les copains en grillant une cigarette, et pour refaire le monde en paroles, en évitant de parler du travail.

 

bourgault

Journaliste et photographe, nostalgique des bars d’antan, Pierrick Bourgault nous fait découvrir le petit monde du Café du Coin, sa patronne et ses clients, réguliers ou de passage. C’est certes un lieu où l’on vient boire et discuter etun lieu de convivialité spontanée, mais c’est surtout un petit coin oublié par la modernité où l’on vient se rencontrer en oubliant un peu le présent (au Café du Coin, Johnny n’est pas mort ; les affiches en témoignent !)

L’auteur en fait un récit attachant et plein d’humanité : il y a le lieu (le dernier bar où l’on peut encore fumer ailleurs qu’en terrasse ?), la truculence de la Mère Lapipe, et tous les clients qui apportent ici un bout d’eux-mêmes en espérant y trouver un répondant, un petit morceau des autres.

N’étant pas moi-même un grand amateur de bars, j’ai moins vibré dans cette lecture qu’à celle de Francis, l’artisan du bois, du même auteur. L’ouvrage reste cependant un bon témoignage sur une réalité et une époque qui sont en train de disparaître…

Tags: , ,

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus