15 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

La patience du franc-tireur, Arturo Pérez-Reverte, Editions du Seuil – Un roman facile et agréable

ReverteMa critique sur Babelio : Lex, Alejandra Varela, jeune spécialiste de l’art urbain, est chargée par un éditeur de retrouver Sniper, graffeur célèbre vivant dans l’anonymat. L’objectif est de publier une rétrospective de l’oeuvre de l’artiste et d’organiser une grande exposition. L’enquête mènera la jeune femme de Madrid à Lisbonne, Vérone et Naples, remontant la piste de Sniper dans le monde des artistes urbains. Graffeur radical, Sniper a indirectement provoqué la mort du fils du richissime Lorenzo Biscarruès, qui rêve de se venger. De chasseur, Lex devient le gibier, traqué par les sbires de Biscarruès.

A travers ce roman, Pérez-Reverte nous fait découvrir le monde du graffiti, plus généralement de l’art urbain, qui se veut en rupture avec les autres arts visuels, mais finit souvent par les rejoindre…

Reverte

Il nous montre également que vouloir rester actif, ici dans le monde du graffiti, mais ce pourrait être un autre, tout en gardant une forme d’anonymat, à l’ère de la communication et d’Internet, est une utopie. Tôt ou tard des pistes s’ouvriront pour remonter jusqu’à vous.

Le livre est également une interrogation sur l’art graphique : qu’est-ce qui fait sa valeur ? Les artistes ou les marchands ?

L’auteur cache à merveille les motivations secrètes de ses héros. Qui est Sniper, un vrai artiste radical en rupture de société ou ne cherche t’il qu’à faire monter sa cote par des coups d’éclat ? Quelles sont les motivations réelles de Lex ? Il n’y a guère que Biscarruès qui soit totalement transparent dans ses objectifs, sinon dans ses méthodes…

Un bon roman, facile et agréable à lire, qui nous apprend beaucoup de choses sur le monde du graffiti.

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