11 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

La sirène qui fume, Benjamin Dierstein, Nouveau Monde Editions – Haletant !

diersteinMa critique sur Babelio : Capitaine Gabriel Prigent ; lieutenant Christian Kertesz : deux flics qui tentent de survivre avec leur fractures et leurs névroses. Le premier a mis la justice au-dessus de tout, au point d’en négliger sa famille et de ne pas hésiter à franchir les lignes rouge pour punir les méchants. Le second a basculé du coté de la pègre pour tenter d’effacer un dette. Tout les oppose, et ils tenteront de s’annihiler, jusqu’à ce qu’une cause commune les réunissent : Gabriel veut identifier les meurtriers de plusieurs jeunes prostituées ; Christian veut sauver l’une d’entre-elle, qui semble avoir échappé aux tueurs, mais qui reste introuvable. Leurs enquêtes se croisent, avant de se rejoindre, dans les milieux interlopes du grand banditisme corse, des réseaux de prostitution venant de l’Europe de l’est, de la politique, et des flics ripoux.

 

DiersteinPour son premier roman, Benjamin Dierstein nous raconte une histoire assez improbable, mettant en scène les caricatures du flic justicier et du flic ripoux, de la mafia corse et du nouveau proxénétisme venant de l’Europe de l’est. Les plus sympathiques, ce sont peut-être les corses, avec une forme de naïveté « à l’ancienne » qui les perdra.

Que reste-t’il alors pour rendre la lecture attractive ?  D’abord, le rythme échevelé de l’action et de la narration, avec l’alternance des points de vue des deux héros, le justicier et le ripoux. Ensuite, l’écriture, précise, directe, sans fioriture, où les mots sont parfois tronqués pour accélérer le rythme. Enfin, l’étude psychologique des deux flics dont l’action est en grande partie dictée par les traumatismes du passé. Peut-être peut-on terminer en reprochant, parfois, une violence inutile.

En 4ème de couverture, Caryl Férey écrit : « Du DOA sous amphets, précis, nerveux, sans fioritures. » J’ai envie de le paraphraser en écrivant : « Noir et violent comme le Férey de Zulu, Utu, Haka ou Mapuche, mais sans la dimension ethnologique. »

 

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