14 août 2019 ~ 0 Commentaire

Habiter le monde, Stéphanie Bodet, Gallimard/l’Arpenteur – Un monde un peu trop idéalisé…

Bodet 1bisBodet 1Ma critique sur Babelio : Tom et Emily se rencontrent à l’adolescence. Le garçon a une passion, l’escalade ; il y initie la jeune fille, sur les rochers de Fontainebleau. Tom veut assouvir sa passion et part s’installer près de Chamonix. Emily l’y rejoint quelques années plus tard. Ils s’y marient. Mais le bonheur ne dure pas : Tom se laisse emporter par sa passion et délaisse son épouse. Il enchaîne des courses de plus en plus difficiles, partout dans le monde ; il est médiatisé… Jusqu’à la course de trop !

Après une courte phase de dépression, Emily reprend goût à la vie en découvrant qu’elle est enceinte. Elle vivra dix ans à Paris, avec sa fille et quelques amis très proches. Jusqu’au jour où elle part en Australie interviewer Mark, un célèbre architecte d’intérieur.

Bodet 4

J’ai lu ce livre après avoir lu le commentaire, enthousiaste, d’un ami. Mon avis est un peu plus partagé…

L’écriture et le style sont intéressants : pas aussi simples qu’il n’y paraît, recherchés et parfois flamboyants, mais toujours faciles à lire. Stéphanie Bodet fait preuve d’érudition (peut-être un peu trop parfois ?) : on sent qu’elle a approfondi les recherches sur les sujets qu’elle traite. C’est finalement un roman assez court, instructif, qui se lit vite.

Les personnages sont attachants, mais c’est là que le bât commence à blesser : à part Tom, qui laisse apparaître ses zones d’ombre, les autres sont tout gentils et tout bons. Pas, ou très peu, d’ambiguïté chez eux : même si les personnages principaux affichent leurs failles, elles sont toujours dans la recherche du positif, du mieux faire ou du mieux être, jamais dans l’ombre ou le négatif…

Ce qui m’a le plus gêné, c’est l’environnement de cette histoire. C’est un peu un conte de bisounours dans un monde de bisounours. Il y a bien quelques coups de canif à l’encontre d’un monde capitaliste, où la recherche du profit et la vitesse d’exécution emportent tout ou presque. Mais globalement, la narration se déroule dans un monde rêvé, idéalisé, qui sera peut-être celui de Lucie, la fille d’Emily (j’en doute quand même un peu), mais qui n’est pas la réalité d’aujourd’hui. Un seul exemple, celui des relations humaines : Emily ne rencontre pour l’essentiel que des gens bienveillants, désintéressés, à l’écoute de l’autre… Un peu trop idéal, non ?

 

 

Tags: , ,

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus