04 août 2019 ~ 0 Commentaire

Longues peines, Jean Teulé, Editions Juillard – Savoureuse interpellation !

Teuké

 

Ma critique sur Babélio : La vie quotidienne dans une prison de province : une cellule de quatre hommes ; une autre de trois femmes ; des gardiens et gardiennes ; un directeur amoureux, mais tyrannisé par une épouse en mal d’enfant. Tous les ingrédients sont réunis pour un roman plein d’humour, d’ironie  et de dérision, qui porte néanmoins une réflexion pertinente sur l’univers du monde carcéral et la justice, leur rôle, leurs rites et l’équité (ou son absence).

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu du Jean Teulé, et ce roman, publié en 2001, a passé quelques années en attente de lecture sur un rayon de bibliothèque.Je ne regrette pas d’avoir profité du calme de fin juillet pour l’avoir lu.

 

TeuléD’aucuns jugeront sans doute que l’histoire est abracadabrantesque, et ils n’auront pas totalement tort. Mais qu’importe, elle est juste prétexte à nous faire partager le quotidien, largement caricaturé, des clients des prisons, y séjournant  pour de longues peines, et de ceux qui les accompagnent, du côté de la liberté. Le problème des caricatures, c’est quelles ne font qu’exacerber des traits de vérité ; et c’est encore une fois vrai ! Derrière le ton léger, on sent que l’auteur s’est bien documenté. Il nous entraîne alors dans un conte non dénué de philosophie, façon Alphonse Allais.

Pour autant que je m’en souvienne, l’écriture est bien celle de Jean Teulé, pouvant être tantôt ronde, tantôt hachée, sachant retenir notre attention avec des chapitres plutôt courts et une alternance de points de vues (celui des cellules, des gardiens, du directeur).

Au final, une véritable interpellation du quidam ignorant de l’univers carcéral ; mais une interpellation savoureuse.

 

 

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