12 mai 2019 ~ 0 Commentaire

Humanité et Biodiversité – « Les nouveaux modèles de production sont à inventer »

Publié dans Autres sujets sur la biodiversité le 12.05.19
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Interview AgraPresse du 3 avril 2019

Paru le 6 mai dans le n° 3691

« Les nouveaux modèles de production sont à inventer »

Bernard Chevassus-au-Louis tient une place particulière dans le monde agricole. Ancien directeur général à l’Inra, membre du CGAER, généticien reconnu, il a voué une grande partie de sa carrière à la défendre la biodiversité, cause pour laquelle il s’est engagé dans l’association « Humanité et Biodiversité », qu’il préside depuis 2015. Diminution des phytos, place de la viande, innovation génétique… pour « Agrapresse », il a confié ses préoccupations concernant l’avenir de l’agriculture dans un contexte de chute de la biodiversité et de réchauffement climatique. Il a posé un regard expert sur la transition environnementale agricole, que ce soit en matière de réduction des gaz à effets de serre, de diminution de l’utilisation des produits de synthèse, et de sélection variétale, alors que le lien entre les consommateurs et les agriculteurs semble se rompre de plus en plus.

Réchauffement climatique, épuisement des ressources, pertes de biodiversité… Un nouveau mot a fait florès en 2019: la collapsologie. Le système alimentaire peut-il connaître un « effondrement », comme le prédisent les tenants de cette théorie?

Ce mouvement, initié par le biologiste Jared Diamond avec son livre « Effondrement », en 2005, a la vertu de provoquer une sorte « d’inquiétude ». Ce sentiment est utile pour déceler les failles des systèmes que l’on croyait robustes. C’est le cas de notre système alimentaire, qui a effectivement des éléments de vulnérabilité, que ce soit d’un point de vue économique, social, sanitaire ou environnemental. Cette « inquiétude » doit nous faire réfléchir sur les moyens d’améliorer la résilience de nos modèles de production. La collapsologie analyse par ailleurs les systèmes dynamiques complexes, dont les mécanismes peuvent s’appliquer au domaine de l’alimentation. Il s’agit de dispositifs donnant l’impression d’être assez stables, malgré des signaux de vulnérabilité, mais qui s’effondre d’un coup. On peut citer par exemple certaines pêcheries, dans lesquelles on récupère, au fil du temps, des poissons de plus en plus petits. Subitement, le système bascule : on ne pêche plus que des méduses, et celles-ci finissent par manger les poissons qui restent. Une nuance, néanmoins : le système ne s’effondre pas réellement : il bascule dans un autre état, tout aussi fonctionnel. Toutefois, il ne produit plus rien « d’intéressant » pour les humains.

Intégralité de l’interview dans le document ci-dessous

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Document : PdfInterview_Agra….pdf

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