04 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

Démocratie Vivante – Infolettre n°78

DVPar Dominique Villemot

Démocratie Vivante a pour objet d’être un espace de réflexion et une force de propositions sur les réformes que le quinquennat d’Emmanuel Macron doit permettre de réaliser pour faire avancer la France et l’Europe sur la voie de la rénovation démocratique, de la justice sociale et du progrès partagé.

Sujets traités :

  • POLITIQUE - LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EST LE REMPART DE NOTRE DEMOCRATIE
  • EUROPE - LE CONSEIL EUROPEEN A APPROUVE LE PROJET D’ACCORD SUR LE BREXIT
  • ECONOMIE  - L’ALLIANCE RENAULT NISSAN SURVIVRA-T-ELLE A LA CHUTE DE CARLOS GHOSN ?
  • DEVELOPPEMENT DURABLE - EMMANUEL MACRON A PRESENTE LA PROGRAMMATION PLURIANNUELLE DE L’ENERGIE
  • FISCALITE - LA FRANCE CHAMPIONNE D’EUROPE DE LA FISCALITE

La lettre complète : 

POLITIQUE

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EST LE REMPART DE NOTRE DEMOCRATIE 

L’heure est grave et il n’est plus temps de faire de la politique politicienne. On a certes le droit de manifester mais dans le respect de l’ordre public et des institutions de la République. On peut ne pas être d’accord avec la politique du président de la République, c’est le rôle de l’opposition démocratique. On peut trouver cette politique pas assez sociale. On peut ne pas aimer le président de la République. On peut le trouver arrogant. Mais on n’a pas le droit de pratiquer la violence sur les forces de l’ordre, on n’a pas le droit d’attenter à la propriété privée en détruisant des magasins et en les pillant, on n’a pas le droit de souiller des bâtiments qui sont des symboles de la France comme l’Arc de Triomphe. On n’a pas le droit de demander la démission du président de la République quand on est en démocratie. La démocratie ce n’est pas de permettre à tout le monde de faire n’importe quoi et de remettre en cause notre pacte républicain, notre contrat social. Les règles communes doivent s’imposer à tous et ceux qui les refusent se mettent en dehors de la République. Tous les démocrates et tous les républicains, de gauche comme de droite, doivent se retrouver autour du président de la République pour défendre nos institutions et la démocratie. Tout le monde doit sortir de l’ambiguïté. Chacun doit choisir son camp entre la défense de la République et l’insurrection contre la démocratie. Les gilets jaunes ne peuvent pas dire qu’ils ne sont pas responsables de la violence. Certes la grande majorité d’entre eux sont pacifiques, mais on souhaiterait que tous condamnent sans ambiguïté les violences et les demandes de démission adressées au président de la République. Marine Le Pen a appelé à manifester sur les Champs-Elysées il y a dix jours, alors que la manifestation n’était pas autorisée. Et maintenant elle demande la dissolution de l’Assemblée nationale. Jean-Luc Mélenchon demande aussi cette dissolution et sort des règles républicaines en refusant de rencontrer le premier ministre. Qu’ils sachent que les Français ne veulent pas d’un putsch contre la République. Nous ne voulons ni d’un Lénine ni d’un Mussolini. La première priorité aujourd’hui est à la défense de l’ordre républicain, à la défense de la République et de la démocratie. Et c’est naturellement le président de la République qui incarne la République, la démocratie et l’ordre républicain. La deuxième priorité c’est la concertation avec les forces vives du pays, les partis politiques, les partenaires sociaux, les territoires. Elle est engagée par Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

Sur le fond faut-il déclarer un moratoire sur la fiscalité écologique ? Faut-il faire de nouvelles avancées sociales ?  Peut-être, mais au préalable il faut rétablir l’ordre républicain et laisser la concertation avancer et puis nous verrons.

On rappellera que ce gouvernement soi-disant peu social a quand même en dix-huit mois pris les mesures suivantes :  le dédoublement des classes de CP et de CE1, l’augmentation des minima sociaux, la suppression des cotisations sociales salariales maladie et chômage pour tous les salariés, la baisse de 30% de la taxe d’habitation pour 80% des foyers. On comprend que ceux qui ne gagnent que le SMIC et que ceux qui n’ont que les minima sociaux pour vivre demandent plus et qu’il est difficile de leur dire que face à la concurrence des autres pays, des Allemands, des Chinois ou des Américains nous devons faire attention de ne pas dégrader encore plus notre positionnement dans la mondialisation, au risque de perdre encore des emplois. Si les dirigeants politiques doivent tenir un langage de compassion et de respect, ils doivent aussi adopter un discours responsable.

 

EUROPE

LE CONSEIL EUROPEEN A APPROUVE LE PROJET D’ACCORD SUR LE BREXIT 

« Le Conseil européen approuve l’accord de retrait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord de l’Union européenne et de la Communauté européenne de l’énergie atomique », écrivent les 27 dans les conclusions du sommet du 25 novembre. Ils ajoutent vouloir instaurer la relation « la plus proche possible » avec Londres après le Brexit. Négocié depuis 17 mois entre Londres et Bruxelles, ce « traité de retrait » devra encore être ratifié par le Parlement européen et par le parlement britannique avant d’entrer en vigueur le 29 mars 2019. « C’est le meilleur accord possible, c’est le seul accord possible », a assuré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à l’issue du sommet. « Et j’invite tous ceux qui devront ratifier cet accord à la chambre des Communes à tenir compte de cette réalité », a-t-il ajouté.

 

ECONOMIE  

L’ALLIANCE RENAULT NISSAN SURVIVRA-T-ELLE A LA CHUTE DE CARLOS GHOSN ? 

La violence des propos du directeur général de Nissan le jour même de l’arrestation de Carlos Ghosn, ainsi que les nombreuses critiques envers Carlos Ghosn relayées par la presse japonaise dans les jours qui ont suivi, ont montré l’ampleur du fossé sépare « les Renault » et « les Nissan ». Renault possède aujourd’hui 43,4 % de Nissan, qui ne détient de son côté que 15 % du groupe au losange, sans droits de vote. Or Nissan est deux fois plus gros que son partenaire. Les Renault considèrent que leur groupe a racheté Nissan, mais les Japonais refusent cette idée.Des hauts cadres de Nissan continuent de prêcher pour un rééquilibrage de l’Alliance. Côté Renault, on ne veut pas entendre parler du moindre changement pour l’instant. Renault a pour lui les statuts de l’Alliance, qui lui permettent de désigner le président, et lui donnent une voix prépondérante au sein du partenariat.Lorsqu’on lui demandait comment rendre l’Alliance « indétricotable », Carlos Ghosn avait coutume de répondre que, compte tenu de son intégration industrielle, elle était déjà impossible à défaire. Espérons qu’il disait vrai.

 

DEVELOPPEMENT DURABLE

EMMANUEL MACRON A PRESENTE LA PROGRAMMATION PLURIANNUELLE DE L’ENERGIE 

En pleine polémique avec les « gilets jaunes » Emmanuel Macron a présenté le 27 novembre la programmation pluriannuelle de l’énergie fixant la politique énergétique de la France. Le soutien au développement des énergies renouvelables va passer de 5 milliards à 7 à 8 milliards d’euros par an. Il a annoncé un triplement de l’éolien terrestre et une multiplication par cinq du photovoltaïque d’ici 2030. Le premier parc d’éoliennes en mer sera mis en service au large de Saint-Nazaire durant le quinquennat. Pour décarboniser notre pays une série de mesures a été présentée : la fermeture des quatre centrales à charbon d’ici 2022 ; la fin de la vente des véhicules neufs émettant des gaz à effet de serre d’ici 2040 ; une baisse des émissions de CO2des voitures : elles ne devraient plus émettre que 95 grammes de CO2par kilomètre parcouru en 2021, conformément à l’objectif européen, puis 60 grammes de CO2par kilomètre parcouru d’ici 2030 ; la mise en en circulation d’un parc de 4,8 millions de véhicules électriques d’ici 2028 ; le maintien de la prime à la conversionpour l’achat d’un véhicule moins polluant, entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Emmanuel Macron a aussi confirmé le report à 2035 de l’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50 % du mix électrique, contre un peu plus de 70 % à ce jour.

 

FISCALITE

LA FRANCE CHAMPIONNE D’EUROPE DE LA FISCALITE

Selon Eurostat, les recettes fiscales, englobant impôts et cotisations sociales (non diminuées des crédits d’impôts), ont représenté 48,4 % du PIB en 2017 en France, soit le ratio le plus élevé de l’Union européenne.Sur ce podium, on retrouve ensuite la Belgique et le Danemark. L’Irlande reste le pays européen ayant la plus faible pression fiscale avec un taux de 23,5 %. La moyenne en Europe est de 40,2 % du PIB. La France détient aussi un autre record : celui de la fiscalité consacrée à la protection sociale. En 2017, 24% des impôts, taxes et autres charges y sont consacrés, plaçant notre pays loin devant l’Allemagne, seconde de ce classement avec 15,7%. On voit donc que si le taux de prélèvements obligatoires en France est nettement plus élevé que celui de la moyenne européenne c’est parce que notre pays a une politique de solidarité sociale très active. Réduire la fiscalité, comme le demandent les « gilets jaunes » signifierait donc réduire la protection sociale. 

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