29 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

Humanité et Biodiversité – COP24 – Réchauffement climatique : est-il encore possible d’éviter le pire?

Publié dans Santé et biodiversité le 28.11.18
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Bientôt la COP24, la COP 21 semble déjà loin et nous ne sommes pas dans les clous, personne ne l’est.

Il y a des efforts de la communauté scientifique pour alerter, proposer des solutions, mais en attendant encore trop peu, à mon sens et à travers ma petite lorgnette individuelle, de la part des gouvernements et des décideurs.
Aujourd’hui la question n’est pas de savoir si tout se passera bien mais plutôt de savoir si nous pourrons éviter le pire. Et même si ce pire est difficilement mesurable, nous avons des réponses, et je ne les trouve pas rassurantes, il faut faire plus, il faut espérer que cette COP24, 24ème donc, puisse permettre une véritable union des pays les plus puissants quand bien même ceux-ci se déchirent sur d’autres fronts, tristement militaires avec toujours les mêmes victimes, les plus vulnérables et ceux qui n’ont pas choisi la guerre, mais aussi commerciaux …

Réchauffement climatique : est-il encore possible d’éviter le pire?

Cet article a été rédigé d’après un rapport publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). La publication du PNUE sur ce sujet juste ici en français

La Conférence sur le climat (COP24) qui s’ouvrira à Katowice, en Pologne, le 2 décembre prochain, s’annonce tendue. Un rapport publié hier par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) rappelle en effet que les engagements annoncés par les pays signataires de l’accord de Paris — s’ils sont tenus — placent notre planète sur une trajectoire de réchauffement de plus de 3 °C d’ici la fin du siècle. Élimination du CO2 de l’atmosphère et géoingénierie nous aideront-elles à éviter le pire??

Sur le front de la lutte contre le réchauffement climatique, des progrès sont réalisés tous les jours. Pourtant, les nouvelles ne sont toujours pas bonnes. Nous continuons de battre des records d’émission de CO2. À la veille de l’ouverture de la 24e Conférence sur le climat (COP24), les experts tirent une fois de plus la sonnette d’alarme. «?L’écart entre le niveau actuel des émissions et le niveau nécessaire à garder la hausse des températures, ne serait-ce qu’en deçà des 2 °C, est plus grand que jamais?», prévient Philip Drost, coordinateur d’un rapport publié hier par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Sur la base des dernières données disponibles, les pays devraient tripler leurs efforts. Et même le multiplier par cinq s’ils veulent maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 1,5 °C. En effet, en l’état actuel des engagements pris par les 196 pays signataires de l’accord de Paris pour diminuer leurs émissions d’ici 2030, le réchauffement global atteindrait… les 3,2 °C d’ici la fin du siècle?! «?Il y a tant de chemin à parcourir, et nous devons agir rapidement. Pas dans des décennies. Maintenant?! » souligne Philip Drost.

En 2017, les émissions ont atteint un niveau historique de 53,5 Gt équivalents CO2. Pour contenir le réchauffement climatique à 2 °C, il faudrait émettre en 2030, au maximum 40 Gt CO2. Or, selon un rapport publié hier par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les actions mises en place aujourd’hui, si elles se poursuivent simplement à ce rythme, conduiront à des émissions de… 59 Gt à cette échéance.

Pomper le CO2 atmosphérique

Pour le GIEC, la réduction des émissions de gaz à effet de serre ne suffira pas, car le CO2 déjà présent dans l’atmosphère est susceptible d’affecter le climat pendant des centaines, voire des milliers d’années. Les climatologues suggèrent donc de recourir à des méthodes d’élimination ou de séquestration du CO2 atmosphérique. Dans ce cadre, et pour commencer par les solutions les plus économiques, procéder au reboisement systématique des forêts endommagées et épuisées apparaît comme une solution opportune. En effet, les arbres piègent naturellement le CO2. Mais ils mettent aussi longtemps à pousser et leur croissance est soumise aux risques de feux de forêts ou de sécheresse. La séquestration du CO2 par les sols — lorsque les plantes qui l’ont absorbé se décomposent — semble plus simple à mettre en œuvre, mais la saturation menace à une échelle de temps très réduite — de 10 à 100 ans seulement.

D’autres solutions sont étudiées par les chercheurs et les ingénieurs. Bioénergie avec capture et stockage de carbone (BECCS), minéralisation du CO2, capture directe, fertilisation des océans, etc. Mais qu’il s’agisse de leur coût ou de potentiels dommages collatéraux, aucune ne semble aller sans son lot d’inconvénients.

La géoingénierie devient techniquement envisageable

En parallèle, les chercheurs étudient la possibilité de mettre en œuvre des solutions dites de « géoingénierie », des techniques qui seraient mises en œuvre à l’échelle de la planète dans l’objectif de contrer le réchauffement climatique. Des travaux menés par des chercheurs américains concluent que certaines de ces solutions sont aujourd’hui techniquement envisageables à un coût raisonnable. Ils se sont intéressés à l’idée d’injecter des sulfates dans la stratosphère pour tâcher de réduire le forçage radiatif anthropique.

Les chercheurs avancent même quelques pistes de design pour l’avion qui pourrait s’acquitter de cette mission : par exemple, un avion de ligne à fuselage étroit, mais avec une surface d’ailes et une poussée doublée pour assurer un vol à quelque 20 km d’altitude. Pour être efficace, une flotte de ces avions devrait assurer 4.000 missions dès la première année et jusqu’à 60.000, la quinzième année d’un programme qui, de manière évidente, ne pourrait pas être mené en secret par un seul pays. Une chance, car l’étude ne se prononce ni sur les critiques faites à l’idée de contrer le réchauffement avec du soufre ni sur les conséquences que cela pourrait avoir, notamment sur la couche d’ozone.

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