25 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

Fuir ! (poème)

Fresque de la maison close de Pompéï

Fresque de la maison close de Pompéï

Fuir !

  
Tu n’allais ni aux ports d’Anvers ou d’Amsterdam,
Ni dans les tristes rues obscures de Hambourg.
Pourtant, la nuit, devant les vitrines des dames
Tu t’enflammais, joues rouges, jusqu’au retour du jour.
 
C’était le temps d’avant, où tout Paris dansait,
Celui des courtes nuits, des dames des bordels.
C’était le temps d’avant les guerres, où l’on chantait,
Où tu te laissais surprendre, la nuit, avec elles.
 
Tu fuyais ta campagne, tu voulais vivre libre.
Tu partais à l’aventure, comme un bateau ivre.
C’est un cercueil qui t’attendait ; pour mise en bière…
 
Tu cherchais amour et désir, sexe et plaisir.
Tu as trouvé la mort ; saloperie de guerre !
Tu ne cherchais qu’amour, plaisir, sexe et désir…
 

24 et 25 octobre 2018

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