05 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

Seules les bêtes, Colin Niel, Editions du Rouergue/Rouergue Noir – Quel talent !

Niel

 

Ma critique sur Babelio : Mi janvier. Une femme disparaît au cours d’une randonnée sur les causses enneigés. Ce pourrait être le début d’une intrigue policière. C’est presque le dénouement d’un roman noir, un roman quasi impossible à résumer, puisque son originalité consiste à raconter 5 fois la même histoire, vue des yeux des cinq personnages principaux.

Ne cherchez pas une enquête ou une intrigue policière au sens strict. Colin Niel entreprend de nous faire visiter son scénario sous cinq regards différents : chacun n’en a qu’une connaissance partiel, mais contribue à éclairer une partie des zones d’ombre, à compléter les traits d’un dessin qui se précise peu à peu. Cette approche, assez original me semble-t’il, entretient l’intérêt jusqu’au bout, avec un dénouement qui surprend.

NielChacun des cinq personnages clés prend du corps au fil de sa narration. leurs caractères, leurs attentes, se précisent progressivement. Ils se mettent plus ou moins à nu…

Sur la forme et le style, je ne dirai jamais assez combien j’ai aimé cette histoire à cinq facettes, éclairées par cinq projecteurs, comme une statue qui ne s’offrirait au regard que par cinq hublots. Un grand bravo pour la forme !

Il me semble également que le style d’écriture de Colin Niel s’est affiné. J’avais déjà noté cette évolution en lisant Olbia. Elle se poursuit ici, avec une écriture plus variée, qui s’ajuste aux personnages et à leur vision de l’histoire.

Pas la peine que je dise que j’ai adoré ? Si ? Alors, oui, j’ai adoré, l’histoire, la forme et le style !

 

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