14 mars 2018 ~ 0 Commentaire

Alain Bron – Toutes ces nuits d’absence – à paraître le 15 mars 2018 chez Les chemins du hasard éditions

Un peu angoissé, à quelques semaines de la sortie de son prochain livre, Alain m’a fait l’honneur de me demander de le lire et de lui donner mon avis.

A peine terminée la lecture de la dernière page, je lui ai fait le retour « à chaud » suivant (le hasard a voulu que ce soit je jour de son anniversaire) : « Pour ajouter une bougie sur ton gâteau d’anniversaire, une bonne nouvelle : je viens de terminer de lire « Toutes ces nuits d’absence ». Une bonne nouvelle, parce que généralement, pour rester concentré sur la lecture, il me faut lire trois ou quatre livres en parallèle ; là, je me suis contenté du tien ! J’en conclus que l’histoire est bien ficelée, avec suffisamment de détails et de digressions pour retenir l’attention. En un mot, si j’ose : captivant ! J’ajouterai que, de tous tes bouquins que j’ai lus, c’est celui qui me semble le plus abouti. »

Je l’ai lu en effet en trois soirées, sans être tenté d’ouvrir une autre de mes lectures en cours (La lucidité, de José Saramago), ou d’en commencer une troisième (De Quimper à Cayenne – Le singulier destin d’une Bretonne, de Jean-François Tifiou), voire une quatrième (Brunetti entre les lignes, de Donna Leon). Alain avait donc à faire avec forte concurrence, et son ouvrage a brillamment relevé le défi !

L’intrigue est bien menée, avec ce qu’il faut de suspense et de rebondissements.

Les personnages sont bien campés, avec une bonne dose d’humour. Alain a probablement exploité une part de son expérience d’auteur pour composer son héros, Jacques, écrivain vieillissant, un peu aigri, en mal d’inspiration, et qu’un événement plutôt anodin va conduire à ré-ouvrir l’enquête sur l’assassinat de son amour de jeunesse. Enquête dont il sortira transformé. Les personnages secondaires trouvent leur juste place : la jeune Manon (avec qui Alain compte peut-être concourir pour un second Prix Handi-Livres ?), apprentie journaliste particulièrement  débrouillarde, et sa tante Zoé, qui pourrait vous dégoûter à tout jamais des dernières tendances culinaires ; la famille de la victime, bourgeoisie troyenne, proche de la droite extrême ; le monde du journalisme ; …

Le contexte et l’environnement (Troyes et sa région, les milieux d’extrême droite, le début des années 60, entre la fin de la guerre d’Algérie et mai 68, les temps actuels, …) sont dépeints avec le bon niveau de détails et de digressions, parfois en mode caricature, pour retenir l’attention du lecteur.

Bref, un très bon moment de lecture !

Meilleurs voeux de succès pour ce douzième roman (si j’ai bien compté sur ton blog), Alain

Première et quatrième de couverture sur le blog d’Alain

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